The whole world is a kitchen

Qu'est-ce qui nous motive quand on fait la cuisine ? Où trouve-t-on des idées de repas tous les jours ? Doit-on se justifier de faire tel plat plutôt qu'un autre ? Je dirais même plus : Doit-on se justifier d'avoir envie de manger des boulettes ?
La réponse est non. Répétez-moi la question.
La plus grande a lu pendant ses vacances ibériques 1 petit livre offert à son chéri, le plus grand.
1 petit livre très agréable, qui se lit d'1 traite, léger, simple et tendre. Je vous le recommande.
Et c'est donc ce petit livre qui lui a donné l'idée de faire ces petites boulettes suédoises.
Dans ce livre, il est écrit que toutes les ménagères suédoises ont chacune leur propre recette pour les Köttbullar. Mais l'héroïne, malheureusement, fait les pires boulettes du pays.
La plus grande avait sous la main 1 pot de confiture d'airelles. Vous voyez de quoi je parle ? 1 pot qui s'achète dans ces magasins bleu et jaune où tout est à monter soi-même avec 1 clé en forme de S carré ?
Elle avait aussi 1 livre qu'elle avait acheté là-bas, 1 livre répertoriant plein de plats mêlant sucre et sel, aigre et doux, plein de recettes de ce pays étrangement attirant.
Alors hier sans le dire aux deux moyens qui étaient à la cantine, elle a fait des boulettes pour la plus petite et le plus grand. En cachette, en loucedé ! Bouh, c'est pas beau !
C'est parfois dur la vie des lycéens qui mangent à la cantine !
Allez, la plus grande vous donne sa recette. C'est con comme la lune et bête comme chou. Vous aussi, vous les réussirez.
On y va ?
Il vous faut :
de la viande hachée de boeuf (400 g), de la viande hachée de porc et de veau (200 g)
mais on peut très bien les faire avec 1 ou 2 des 3 viandes
1 oignon
du pain sec trempé dans du lait (100 g)
1 oeuf
du sel, du poivre et 1 peu d'huile

Vous coupez les oignons finement, vous mélangez tous les ingrédients en égouttant bien le pain trempé et vous formez des petites boulettes avec les mains. Vous pouvez aller encore plus vite en les faisant à l'aide de 2 cuillères à soupe. Elles auront 1 jolie forme oblongue.
Dans 1 poêle anti-adhésive, vous faites chauffer vos 2 ou 3 cuillères d'huile et vous faites revenir vos boulettes pendant 1 bon quart d'heure !
Pendant ce temps, faites cuire des pommes de terre à l'eau.
Servez tout ça accompagné de confiture aux airelles.
Glöött !

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- Par Odile, Lola et Billie
Mardi 5 mai 2009
On rappelle ce qu'on cherche : 1 truc long en bois, avec des petits picots au bout de ce qui ressemble à 1 pilon.

Personne n'a trouvé alors je donne la réponse :
C'est 1 pilon à Caïpirinha. C'est quoi, ça ? C'est 1 cocktail brésilien à bas de Cachaça, de sucre de canne et de citron vert. Ça prononce Caïpirinia et c'est 1 délice.
Le pilon sert à écraser le citron vert et mélanger le tout.
C'est not' tonton d'Amérique qui nous a ramené ça du Brésil. On a de la chance, non ?
Allez, va, j'vous donne la recette. Vous n'aurez pas besoin d'aller faire la recherche sur le net.

Pour 1 verre, il vous faut :

6 ou 8 cl de cachaça (alcool à base de sucre de canne 1 peu moins fort que le rhum).
Si vous n'avez pas de cachaça, le rhum fera très très bien l'affaire
1 citron vert
du sucre roux en poudre
de la glace pilée
et notre magnifique pilon fait rien que pour ça...
Ca marchera aussi avec quelque chose d'autre pourvu que ça pilonne !
2 pailles

Vous coupez le citron vert en quartiers, vous les déposez dans 1 verre à whisky, vous ajoutez la cachaça et le sucre et vous pilonnez joyeusement ! Ensuite vous mettez de la glace pilée puis vous ajoutez 2 pailles, 1 longue pour aller dans le fond et boire l'eau de la glace et le jus et l'autre pour le dessus plus alcoolisé, l'alcool étant moins dense que l'eau.
Sur la photo, c'est le Tonton qui pilonne et il a ajouté des fruits de la passion. Il est comme ça, le Tonton.
Vous ajoutez à ça 1 rayon de soleil vers les 6 heures du soir, 1 air doux de musique de là-bas et c'est le paradis ! Enfin 1 certaine idée !
Enjoy it !
La plus grande dédie cette recette à Lucile qui ne boit pas souvent de cocktail et qui vient de s'abonner à la newsletter du blog. Nous en boirons ensemble bientôt !

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- Par Odile, Lola et Billie
Mercredi 11 mars 2009
Hier la plus grande s'est levée avec l'idée de faire du poulet Yassa. Alors, elle est allée chercher dans ses tiroirs une tenture qui vient de Mauritanie, offerte par ses copains, le grand et Diouf, Elle a déplié la tenture dans la cuisine, elle y a déposé des oignons et des citrons, a fait quelques photos et plaisir aux trois membres de sa petite tribu qui en compte 4 habituellement, la plus petite skie pendant trois semaines !
Le Yassa est un plat à base d'oignons, originaire de la Casamance, région du Sénégal.
C'est un plat économique qui est toujours sur la carte des restos africains en Europe.
On le sert accompagné de riz.
C'est un truc connu mais on ne sait jamais, quelques-uns d'entre vous ne connaissent pas. Cette recette est pour eux.


On y va ?
Il vous faut :
des cuisses de poulet fermier
5 gros oignons
le jus de 4 citrons
1 ou 2 carottes
2 bouillon-cubes
1 bouquet garni
1 grosse cuillère de moutarde
1 peu d'huile d'arachide
sel et poivre
des olives vertes (facultatif)


Dans une cocotte, faites revenir les cuisses de poulet coupées en deux dans 1 peu d'huile. Enlevez le poulet quand il est doré et ajoutez dans l'huile chaude les oignons coupés en fines rondelles, faites-les revenir pendant quelques instants puis ajoutez la moutarde, les bouillon-cubes, la carotte coupée en rondelles, le bouquet garni, le sel et le poivre et finissez pas le jus de citron. mélangez bien. Vous pouvez mettre le citron en rondelles mais, dans ce cas, achetez des citrons non-traités car sinon, votre plat sera amer.
Remettez le poulet par dessus tout ça, couvrez et laissez cuire pendant 1 bonne trentaine de minutes.

Pendant la cuisson du poulet yassa, préparer du riz. Choisissez du Jasmin, c'est le riz idéal pour ça, enfin, c'est l'avis de la plus grande.
Voilà, c'est pas bien compliqué, hein ?
Vous pouvez faire des variantes avec du boeuf ou du poisson (style bars). Vous pouvez même le préparer végétarien en remplaçant la viande par des poivrons.
Elle est pas belle, la vie ?
Enjoy it !
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- Par nous trois
Dimanche 7 décembre 2008
Pour faire plaisir au Chef Didier et pour apporter un complément à la recette de l'Ajvar, voici la recette des Cevapcici ! C'est un plat de viande d'originie yougoslave qui aurait pu trouver sa place dans notre atelier bosniaque.
La plus grande n'a pas de photos de Cévaps mais elle vous envoie une petite touche de couleur dans toute cette grisaille qui mine bien !
Cette recette, on peut la faire avec ce qu'on veut, de l'agneau, du porc, du boeuf... Et on peut faire cuire ces petites boulettes sur un BBQ ou sur le grill au four ou dans une poêle avec un peu de graisse...
Accompagnées d'une salade de poivrons et/ou de tomates, elles seront heureuses, sans oublier l'Ajvar !
La plus grande fait vraiment tout pour vous arranger, non ?
On y va ?
Il vous faut :
200 gr de viande d'agneau hachée
400 gr de viande de boeuf hachée
3 gousses d'ail hachées
1 poignée de persil plat
1 oignon finement haché
sel et poivre
huile

Mélangez tous les ingrédients ensemble.
Formez des boulettes et donnez-leur la forme d'une petite saucisse de la taille d'un doigt. Mettez-les au frais pendant 1 heure.
Puis huilez-les légèrement et faites-les griller 1 dizaine de minutes au BBQ en les retournant de temps en temps ou faites-les au four ou à la poêle. Servez-les avec 1 peu d'oignon cru en rondelles et l'ajvar.
Enjoy it !



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- Par nous trois
Mardi 21 octobre 2008
En allant au marché, la plus grande a acheté 2 poivrons, parce qu'ils étaient beaux. Et elle les a pris en photo.
Alors, juste pour mettre en ligne ces photos de poivrons, la plus grande a décidé de vous offrir la recette de l'Ajvar mais aussi pour mettre un peu de culture sur ce site et rendre hommage à un photographe qu'elle vient de découvrir. Il s'appelle Edward Weston. Enfin il s'appelait... La plus grande l'a découvert sur Arte dans un superbe reportage au son de la musique de Calexico. Ce photographe qui vivait dans les années 30, 40, 50 a fait de nombreuses photos de poivrons, d'artichauts, entre autres sujets. Ce que je dis est très réducteur. Allez voir sur le lien.
Pour en revenir à l'ajvar, la plus grande a découvert ça en 1987 avec son amoureux, en Slovénie, quand ils étaient allés squatter chez leurs amis dont la femme, M, est d'origine slovène.

Installés autour d'un improbable barbecue attisé par l'oncle de M qui soufflait dans un  tuyau de gaz, ils avaient goûté cette sauce pour accompagner les Cevapcici*. Ou était-ce chez Dragitsa ? Ou avec Dragitsa ? Peu importe, c'était génial et ils en gardent un souvenir plus qu'ému.
Quand la plus grande va en Allemagne, elle en achète toujours un pot. On en trouve vraiment facilement là-bas. La dernière fois, le pot a terminé chez Cénada lors de l'atelier bosniaque. Alors voici pour vous, cette recette que vous pourrez servir pour accompagner des viandes au BBQ. Il y a des variantes avec des aubergines. Moi, je vous donne la plus simple des plus simples.

On y va ?
500 gr de poivrons bien charnus, passés au grill et sans la peau
Pour les paresseux dont je suis, un bocal de poivrons marinés, ça ira ! Vous en trouvez dans les chaînes de magasins teutons qui commencent par A et qui finissent par I.
2 ou 3 petits oignons au vinaigre
1 ou 2 cuillères à café de paprika
sel et poivre
ail (facultatif)

Egouttez les poivrons du bocal, mixez avec le paprika, le sel et le poivre. Eventuellement, ajoutez de l'ail.
C'est tout.

Enjoy it !

*Les cevapcici, prononcez "Tchévaptchitchi" sont des petites "boulettes" de viande passées au BBQ. On peut en faire au boeuf, au veau ou à l'agneau.
Si vous voulez la recette, faites-moi signe.




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- Par nous trois
Vendredi 10 octobre 2008
Cela faisait plusieurs mois que les copains de TCG parlaient d'inviter la famille de la plus grande pour manger une morue. Ils disaient qu'ils allaient les emmener dans un endroit génial, dépaysant et sans chichis. Ce samedi, les copains de TCG, la plus grande et ses amours ont passé la soirée au Portugal mais à 15 km de Lille, dans une enclave, un hâvre aux couleurs rouge et verte. Et ils étaient vraiment dans un endroit génial, dépaysant et sans chichis ! C'est un restaurant qui n'ouvre que le samedi, avec des sallles immenses, des tables de cantine, des gens qui s'embrassent et qui embrassent tout le monde, des gens qui parlent fort avec un accent plus ou moins prononcé, un restaurant géré par "l'Association Familiale Franco-Portugaise".
On arrive, on s'installe où l'on peut et en deux temps, trois mouvements, on se retrouve devant un plat énorme de morue avec des pommes de terre frites. Et on mange et on est bien.
Alors pour dire un énorme merci aux copains de TCG, la plus grande leur dédie cette recette de morue qu'elle a déjà testée et que les autres ont approuvée.
Si vous n'habitez pas très loin de Lille, vous acheterez la morue dans la Mecque des produits italiens, espagnols et portugais de toute la Métropole, le magasin Carlier-Vogliazzo, rue de l'ALMA à RBX. Vous pouvez également retrouver ce magasin en plus petit dans le marché couvert à WZM. Si vous avez déjà lu "Les Ritals" de Cavanna, vous saurez à quoi vous attendre lorsqu'il décrit les épiceries italiennes ouvertes dans les années 30 à Paris, avec la vague d'immigration italienne. Si vous ne l'avez pas lu, dépêchez-vous de le lire !
La morue, c'est du cabillaud qu'on a salé pour le conserver. La morue vient en général des eaux d'Islande, du Groenland, de Norvège, du Canada ou de Terre-Neuve. Elle est mise en filets puis rincée et salée. Pour la consommer, on doit la faire dessaler pendant 24 heures dans de l'eau froide régulièrement changée. On la cuisine de nombreuses façons dans le bassin méditerranéen. C'est l'élément de base du Grand Aioli, de la brandade ou encore des acras aux Antilles. Bientôt, je ferai une interro !

Allez, on y va ?
Pour faire de la morue au four, il vous faut :
1, 2 kg de morue coupée en morceaux de 150 gr environ
1, 5 kg de pommes de terre
6 oignons
2 gousses d'ail
1 dl d'huile d'olive
du sel et du poivre
2 oeufs durs
12 olives noires
Les 2 derniers ingrédients sont facultatifs, ils n'étaient pas présents dans notre plat samedi soir. C'est juste pour décorer.

Faites cuire les pommes de terre à part dans de l'eau pendant 30 minutes.
Faites dessaler la morue comme indiqué ci-dessus. Faites-la cuire à l'eau froide. Retirez-la du feu à ébullition.
Egouttez-la puis enlever toutes les arêtes et la peau et effeuillez-la en morceaux.
Dans une poêle, faites chauffer l'huile d'olive et ajoutez les oignons coupés en rondelles avec l'ail et le poivre.
Quand les oignons sont tendres, prenez un plat au four et alternez la morue effeuillée, les pommes de terre et les oignons.
Arrosez d'un peu d'huile et mettez au four à 180° pendant 20 minutes.
Accompagnez d'un vin rouge de là-bas, servez-le très, très frais, comme le patron du resto le boit ! Vous pouvez le servir dans un beau verre à vin ou dans un verre comme celui-ci. Ca fait Madeleine de Proust, comme quand on était à la cantine et qu'on regardait au fond du verre pour connaître son âge !
La plus grande, samedi soir, avait 8 ans.

Enjoy it !
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- Par nous trois
Dimanche 5 octobre 2008

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